ASSOCIU SULIDARITA

Conférence de presse – Olivier Peretti – « Non bis in idem »

by on fév.12, 2010, under Associu Sulidarità, Infurmazione

PERETTI_OLIVIERVendredi après midi, au local de l’Associu Sulidarità à Aiacciu, se tenait une conférence de presse pour dénoncer l’acharnement répressif envers un patriotte incarcéré à Borbu depuis septembre dernier. En effet, en janvier dernier, lors d’une énième audition en garde à vue, Olivier Peretti, a été transféré sur Paris et incarcéré de nouveau en préventive sur Bois d’Arcy alors qu’il avait été condamné et rapproché à Borgu en 2009. Voici le texte de la conférence de presse :

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Associu-120210-ConfPResse_09Cette citation latine est la base de tout système judiciaire démocratique au monde. Cela veut dire que l’on ne doit pas condamner un individu deux fois pour la même chose. D’ailleurs, il est logique que l’on ne puisse pas condamner quelqu’un plusieurs fois pour les mêmes faits. Ce serait un moyen pour la justice de s’acharner sur un individu en le condamnant pour le même fait dès que sa libération approcherait.

Et si l’on vous disait qu’un Etat abuse de ce type de pratiques actuellement, vous penseriez certainement à la Birmanie ou un autre pays du même niveau de démocratie.

Pourtant les faits intervenus cette semaine à Bastia et à Paris sont du même niveau. Et c’est bien la justice française que nous allons une nouvelle fois stigmatiser.

Olivier Peretti, militant nationaliste, a été condamné à une peine de sept ans de prison pour « association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste ». Il aura bientôt purgé la moitié de sa peine et il commençait à préparer ses dossiers d’aménagement de peine lorsqu’il a été extrait de sa cellule du centre de détention de Borgu (où il a été transféré il y a quelques mois après avoir passé deux ans dans les prisons parisiennes) pour être placé en garde-à-vue au commissariat de Bastia.

Depuis deux ans, pour pouvoir maintenir la cadence en Corse (c’est-à-dire pouvoir justifier d’un nombre important de militants nationalistes placés en garde-à-vue), les officines répressives officielles ont une nouvelle technique qui permet de gonfler les chiffres. Ils partitionnent les garde-à-vue. Un militant fait deux jours de garde-à-vue en janvier, le troisième jour en novembre et le dernier jour en mars de l’année suivante. Cela permet de compter trois garde-à-vue et de faire trois perquisitions bien entendu au lieu d’une seule.

Associu-120210-ConfPResse_10C’est donc ce qui est arrivé à Olivier Peretti. Mis en garde-à-vue pour la troisième fois dans une affaire pour laquelle il n’y a eu aucun élément à charge nouveau contre lui depuis le plus de deux ans et demi. A qui pourrait-on faire croire que la justice avait des éléments aussi confondants à l’encontre d’Olivier et que les magistrats ont attendu deux ans et demi pour le mettre en examen ? Pour mémoire nous rappellerons que c’est dans ces circonstances que Jean Castela avait été mis en examen pour l’assassinat du préfet Erignac. On connaît aujourd’hui la suite.

Cette mise en examen d’Olivier Peretti est non seulement sans fondement, mais en plus relève de l’aberration, voire de l’acharnement car le principal élément à charge contre Olivier Peretti pour justifier sa mise en examen a déjà été utilisé lors de son procès pour obtenir sa condamnation pour association de malfaiteur. Cela veut dire que dans ce cas la justice française est en train de bafouer un droit élémentaire, celui du non bis in idem. C’est une atteinte gravissime à la démocratie. Cette mise en examen a des conséquences désastreuses sur les conditions d’incarcération d’Olivier Peretti. Alors qu’il était en Corse et que sa famille pouvait lui rendre visite chaque semaine et qu’il avait droit au téléphone, il se retrouve aujourd’hui incarcéré de nouveau en région parisienne avec tous les inconvénients que vous imaginez. Un traitement de la sorte aussi injuste et privé de tout fondement juridique peut s’assimiler dans ce cas à de la torture morale.

Nous exigeons qu’Olivier Peretti soit libéré immédiatement et qu’il puisse enfin retrouver les siens.

Nous remarquons enfin que cette mise en examen intervient dans un contexte précis, celui de la campagne électorale pour les territoriales. Olivier Peretti est le 28ème militant nationaliste mis en garde-à-vue depuis 28 jours. Il y a incontestablement une volonté de l’Etat de s’immiscer dans la campagne, grâce à se police politique.

Associu Sulidarità

Sa compagne et sa soeur

Sa compagne et sa soeur

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